jeudi 23 mars 2017

La Belle et la Bête [Histoire éternelle] - Jennifer Donnelly



Lu en : V.F.
Traduction : Christophe Rosson
Résumé : Il était une fois, caché au cœur de la bibliothèque de la Bête, un livre très mystérieux.
En le découvrant, Belle va pénétrer dans un univers fascinant. Mais ne dit-on pas que les apparences sont parfois trompeuses ? Belle retrouvera-t-elle le chemin du retour ?
L’histoire pourrait bien ne jamais la laisser partir.

Je remercie les éditions Hachette pour cette lecture !









Chronique : Belle est sûrement mon héroïne Disney préférée avec Mulan et Raiponce, c'est donc avec joie que je me suis plongée dans Histoire éternelle en attendant l'arrivée du film sur nos écrans...

Jennifer Donnelly livre une histoire parfaite pour les adeptes de la princesse Disney mais aussi pour les amoureux de la lecture. Nous retrouvons la jeune femme alors qu'elle est encore "prisonnière" de la Bête, elle va faire plus ample connaissance avec la bibliothèque (celle que nous rêvons tous et toutes d'avoir depuis que nous avons vu le film d'animation) et découvre un étrange livre qui va lui faire vivre des péripéties fascinantes.

Avec des chapitres courts, plaisants, fluides, je suis rentrée immédiatement dans ma lecture qui est à la fois un complément de l'animé mais aussi un roman à part entière. C'est une parenthèse dans l'histoire que nous connaissons tous, un instant de plus à vivre en compagnie de ces deux héros que nous aimons tant, une nouvelle aventure pour Belle et pour nous !

J'ai donc aimé cette lecture mais ce n'est pas un coup de cœur : peut-être parce que j'ai trouvé qu'il y avait trop de dialogues, que cela était trop bref, que j'aurais aimé que l'auteure aille plus loin, qu'elle s'approprie totalement l'univers mais je pense que c'est très respectueux et ingénieux de vouloir apporter sa pierre à l'édifice sans en modifier la structure antérieure. 

En définitive, un bon moment de lecture surtout pour les fans de Belle !  


mercredi 22 mars 2017

Furiously Happy - Jenny Lawson

Lu en : V.F.
Traduction : Christine Barbaste
Résumé : « Cher lecteur ou lectrice, En cet instant, vous tenez ce livre entre vos mains et vous vous demandez si cela vaut le coup de le lire. Probablement pas. Mais il y a un billet caché dans la reliure, donc, si j’étais vous, je foncerais à la caisse pour l’acheter avant que votre libraire ne s’en aperçoive. Je vous en prie, inutile de me remercier. Ce livre s’intitule Furiously Happy – Chroniques désopilantes sur des choses qui le sont moins. Ce n’est pas qu’un titre, mais également un petit quelque chose qui m’a sauvé la vie. » Comme de nombreux proches de l’auteur, vous vous dites : « Qu’est-ce qui cloche chez Jenny ? » D‘après les divers psys qu’elle a consultés au cours des vingt dernières années, Jenny est une « dépressive hautement fonctionnelle qui souffre d’un grave trouble de l’anxiété ». Un jour, elle décide d’inverser la polarité de ses émotions, et de devenir FURIOUSLY HAPPY. Née de cette volonté de célébrer la vie, et la fantaisie sous toutes ses formes, sa philosophie a déjà conquis des milliers de lecteurs à travers le monde !




Je remercie les éditions Fleuve pour cette lecture !


Chronique : Furiously Happy est un livre qui vous veut du bien, un livre tellement sincère, tellement drôle et tellement "happy" malgré des sujets parfois sombres que je ne peux que le recommander. Ce livre m'a fait un bien fou !

Des anecdotes personnelles et hilarantes : Jenny Lawson se livre entièrement à son lecteur, nous révèle des moments touchants et terriblement drôles. Si j'ai rarement autant ri durant une lecture, j'ai rarement lu un épilogue aussi beau et émouvant. Jenny Lawson a une écriture vive, pétillante mais aussi poétique. C'est à la fois un livre feel-good, un journal intime, un plaidoyer universel pour la vie.

Ce livre est important car il permet de traiter des thématiques essentielles et souvent passées sous silence : la maladie mentale, la dépression, l'angoisse, la volonté d'avancer, de se battre, de rire, de vivre. Jenny Lawson sait à la fois vous faire passer un excellent moment mais aussi faire passer un message : à ceux qui se battent contre la maladie mentale (vous n'êtes pas seule, battez-vous pour les moments de lumière, soyez furiously happy), à ceux qui soutiennent ces derniers (merci d'être là pour leur tenir la main) et à ceux qui ne comprennent ce genre de maladie (ce n'est pas parce que cela ne se voit pas, que cela n'existe pas). 

Jenny Lawson est une femme attendrissante, elle possède un humour sarcastique/ironique et une force de l'autodérision : j'ai eu l'impression de lire le journal d'une amie, d'une très grande amie. Comme un lien indéfectible entre elle et moi, entre elle et vous. En mélangeant des moments désopilants et des instants intimes, Jenny Lawson écrit un livre qui ne peut que plaire, qui peut se lire comme un roman ou comme une autobiographie.

En définitive, un beau coup de cœur pour un livre qui m'aura émue tout en me faisant rire aux éclats !


mardi 21 mars 2017

Good Morning, Midnight - Lily Brooks-Dalton


















Merci aux éditions Presses de la cité pour cette lecture !



Good Morning, Midnight
Lily BROOKS-DALTON
Traduit par Sylvie Schneiter

« Ainsi prend fin le monde, non dans une explosion, mais dans un murmure. » T. S. Eliot

Augustin, un brillant astronome, est en mission dans l'Arctique lorsque sa base est évacuée. Alors que les militaires rapatrient ses collègues, il refuse de quitter l'Observatoire. Quel que soit le danger, il veut finir ses jours ici, les yeux dans les étoiles. La rencontre avec une fillette de huit ans change ses plans : il doit reprendre contact avec le monde pour qu'elle soit sauvée. Mais toutes ses tentatives restent sans réponse...
Alors qu'une jeune astronaute, Sully, quitte Jupiter pour regagner la Terre avec son équipage, elle perd tout contact avec Houston. Augustin capte son appel. Au fil des échanges, ils vont se découvrir et se rapprocher, malgré l'immense vide qui les sépare. Ensemble, ils affrontent leurs peurs et leur solitude, réfléchissent sur leurs choix passés et affrontent le futur qui les attend.

Lily BROOKS-DALTON


Lily Brooks-Dalton est née dans le Vermont. Elle est l'auteur de Motocycles I've Loved, des mémoires, et elle a publié plusieurs articles dans le New York Times et le Huffington Post. Good Morning Midnight est son premier roman.

(Source : Éditions Presse de la Cité)


Grybouille

Un premier roman pour Lily Brook-Dalton sûrement pas le dernier de par la qualité de cette production et par la construction du récit qu’elle nous livre…

Dans la grande lignée des auteurs américains qui ont étoilé nos nuits de lecteurs, nous retrouvons les grands thèmes de l’humanité à la recherche de son long voyage vers ses origines mais Lily Brook-Dalton a son style, son angle d’attaque et sa délicatesse.

Un livre sur les rendez-vous manqués entre le haut et le bas, entre l’Univers et la Terre, entre un Homme et une Femme, entre le Visible et l’Invisible… Enfin pour l’instant…

En haut, une mission spatiale orpheline sur le chemin du retour face à la Terre qui reste silencieuse. Six membres d’équipages livrés à eux-mêmes, deux semaines sans contact, dans l’astronef AETHER le temps dans l’espace sidéral est empreint d’un niveau de conscience inhabituel.
Parmi eux, Sully, une jeune femme, est chargée du module de communication. Dans cette petite société de scientifiques, loin de tout, chacun vit différemment ce silence…

En bas, un vieux scientifique qui volontairement est resté seul dans une base de l’Arctique, l’évacuation a été effectuée rapidement vers un destin inconnu. Augustin, lui a voulu resté, ce vieil astronome qui a bourlingué d’observatoire en observatoire à étudier les étoiles. Enfin seul…
Mais qui est cette fillette de 8 ans qu’il découvre, cachée dans la base, après le départ du dernier chercheur ?



L’histoire,

La subtilité de l’approche ? C’est que l’auteur laisse à notre imagination l’idée de la catastrophe survenue en toile de fond sur notre planète bleue.

Qu’est-il advenu des habitants de la terre ? Pourquoi ce silence ? Iris, petite fille, reflet vivant ? Augustin, coupé de son passé, quel avenir ? Sully, un espoir revenir et retrouver les siens ?

Les personnages,

Tous se retrouvent dans un univers hostile, la glace et les animaux sauvages pour certains et le vide intersidéral pour d’autres.

Le style,

Tout est dans les détails qui nous aspirent, nous lecteurs, dans cette lecture d’un premier roman qui sent bon la réussite.

Premier, car ne pas penser à une éventuelle suite.
Premier, car Lily Brook-Dalton n’est assurément qu’au début de sa vie d’écrivain.
Premier, car nous attendons le suivant…

« Je m’arrache aux ténèbres, lentement, douloureusement Me voilà et le voilà… » J. Rhys.

Bonne lecture à Tous et Toutes,

@ Bientôt,



lundi 20 mars 2017

La Fille qui lisait dans le métro - Christine Féret-Fleury

Lu en : V.F.
Résumé : Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, le métro aérien. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est observer, autour d’elle, ceux qui lisent. La vieille dame, le collectionneur d’éditions rares, l’étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si prévisible.  Jusqu’au jour où Juliette décide de descendre deux stations avant son arrêt habituel, et de se rendre à son travail en coupant par une rue inconnue ; un pas de côté qui va changer toute sa vie. 

Je remercie les éditions Denoël pour cette lecture !






Chronique : Les livres qui parlent de l'amour de la lecture sont mon petit péché mignon, je veux tous les lire, voici le petit nouveau du genre : La Fille qui lisait dans le métro !

Sans pour autant vouloir que chaque roman renouvelle ce genre littéraire très récent, je reste tout de même exigeante sur certains points. Si ce livre est plaisant à lire, si son idée de départ est excellent, si son personnage principal est attachant La Fille qui lisait dans le métro n'est cependant pas un coup de cœur et ce pour plusieurs raisons. 

Tout d'abord j'ai trouvé que l'histoire était traitée beaucoup trop en surface et les personnages manquaient de profondeur. En effet, j'ai eu l'impression de passer en coupe-vent dans le quotidien de Juliette : le lecteur arrive dans un moment crucial de sa vie, voit s'opérer son choix de changer de vie mais n'est pas spectateur de la suite. En fait j'aurais aimé que la fin de ce livre soit le véritable début de l'intrigue, cela aurait été beaucoup plus intéressant à mes yeux.

Ensuite pour les protagonistes : à part Juliette, les autres rencontres sont tellement brèves que je n'ai pas réussi à appréhender les émotions et les personnalités de chacun. Soliman garde son aspect mystérieux, Léonidas est conditionné par son amour inavoué... C'est vraiment dommage car il y avait un très gros potentiel : peut-être de quoi faire une suite aux aventures de Juliette ?

Enfin si l'écriture est très belle et poétique j'ai trouvé que certaines descriptions trop appuyées enlevaient de la fluidité et le charme d'une lecture feel-good : c'est un livre court mais qui ne prend pas forcément son temps sur les moments qui m'intéressaient personnellement.

En définitive, une lecture avec un fort potentiel -surtout si vous êtes comme moi fan des livres sur les livres- mais qui n'aura pas su me convaincre totalement...


vendredi 17 mars 2017

La poudre et la cendre - Taylor Brown

Lu en : V.F.
Traduction : Mathilde Bach
Résumé : Callum, jeune orphelin de quinze ans, est un cavalier hors pair. Ava, dix-sept ans, est enceinte. Pris dans la violence de la guerre de Sécession, les voici poursuivis par des chasseurs de prime. Commence une course éperdue sur des terres de désolation, à la recherche d'une vie meilleure. Bivouaquant dans le froid, se nourrissant de bêtes abattues, ils sont l'unique horizon l'un de l'autre.
Joyaux brut dans la lignée des œuvres de Cormac McCarthy et des films de Quentin Tarantino, La poudre et la cendre nous transporte tambour battant dans une épopée remplie d'amour, de sang et de poussière.

Je remercie les éditions Autrement pour cette lecture !





Chronique : Les éditions Autrement ont le don de trouver de très belles pépites notamment dans la littérature américaine, en voici une très belle preuve : La poudre et la cendre !

Si l'aspect historique est certes intéressant, l'auteur décide d'utiliser le contexte spatio-temporel au profit des personnages et non l'inverse. Dès lors j'ai été heureuse de voyager dans une autre époque, dans une épopée qui ne peut que rappeler l'œuvre de Cormac McCarthy : un mélange harmonieux entre Histoire et nature writing mais dont le véritable point fort repose sur les personnages principaux.

C'est un récit qui repose sur ces deux protagonistes : Callum et Ava, deux êtres attachants du fait de leur jeunesse, de leur courage, de leur volonté de survivre et ce malgré une période néfaste, des chasseurs à leurs trousse et une nature sauvage et dangereuse. Le lien unissant ces deux êtres va progressivement devenir le cœur du livre : deux destins entremêlés où la confiance est le seul moyen d'avoir l'opiniâtreté de continuer à avancer.

L'écriture est à la hauteur des grands romans de nature writing, la traduction de Mathilde Bach est vraiment excellente : une plume sincère, émouvante, poétique... Un bel hommage aux grands espaces, aux récits d'aventure où l'amour peut s'épanouir même dans les contextes les plus difficiles. J'ai vraiment adoré ce livre !

En définitive, je ne peux que saluer ce premier roman qui signe les grands débuts de Taylor Brown !


jeudi 16 mars 2017

Valet de pique - Joyce Carol Oates

Lu en : V.F.
Traduction : Claude Seban
Résumé :Quel auteur n’envierait le sort d’Andrew J. Rush ? Écrivain à succès de romans policiers vendus à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde, père de famille heureux, Andrew vit dans une petite ville du New Jersey où il trouve le calme nécessaire pour édifier son œuvre. Mais Andrew a un secret que même ses plus proches ignorent : sous le pseudonyme de Valet de pique, il écrit des romans noirs, violents, pervers, romans qui scandalisent autant qu’ils intriguent le monde littéraire. Cet équilibre tout en dissimulation qu’Andrew a patiemment élaboré va être menacé. Au départ, la plainte d’une voisine, Mme Haider, probablement un peu dérangée, qui l’accuse d’avoir plagié ses romans autopubliés. Parallèlement sa fille lui pose des questions gênantes après avoir trouvé des traces autobiographiques dans un roman du Valet de pique ; sa femme Irina est soupçonnée par Andrew d’entretenir une liaison avec un professeur de maths. Ces éléments menaçants vont réveiller chez Andrew des fantômes du passé, réveiller aussi la voix désormais plus insistante et terrifiante du Valet de pique…




Je remercie les éditions Philippe Rey et l'agence Anne et Arnaud pour cette lecture !


Chronique : La plume prolifique et talentueuse de la grande Joyce Carol Oates a encore frappé avec Valet de pique : un roman qui mélange le thriller psychologique et le roman contemporain.

Valet de pique n'est peut-être pas le chef d'œuvre absolu de cette auteure mais j'ai passé un très bon moment de lecture au travers de cette satire sociale, de ce suspens efficace. En effet même si l'histoire est assez classique j'ai aimé le fait que l'intrigue tourne autour du monde littéraire, d'un écrivain renommé qui se cache sous un pseudonyme pour se livrer à des récits violents et pervers. Cette situation semble être sur le point de basculer mettant en danger tout ce qu'a construit Andrew...

Joyce Carol Oates a le talent d'adapter son style à l'intrigue qu'elle met en place, ici elle adopte une plume rapide, efficiente, fluide qui permet au lecteur de faire défiler les pages. C'est un roman assez court, addictif avec des chapitres brefs : j'ai lu ce livre en à peine quelques heures, un instant agréable qui fait oublier le quotidien.

La personnalité d'Andrew est fascinante car on sent qu'elle penche entre deux caractères opposés, Valet de pique -son autre nom de plume- n'est pas loin et prend son ascendant progressivement et inspire dès lors une atmosphère d'autant plus pesante et stressante. J'ai donc aimé cette lecture mais elle a fait écho à d'autres lectures et j'ai donc ressenti une sensation de déjà-vu.

En définitive, Joyce Carol Oates signe un thriller très plaisant à lire, à la fois efficace, mordant et sombre.