mercredi 22 novembre 2017

Les Stagiaires - Samantha Bailly


Lu en : V.F.
Résumé : Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent d’horizons différents, mais ils rêvent tous de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l’industrie créative. Une réalité s’impose rapidement  : beaucoup de candidats, peu d’élus. Désormais, le stage est l’étape obligatoire pour ces jeunes. Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne. Étudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu’on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. À leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro… Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s’entremêlent. Pourtant, une question demeure en fond sonore  : qui restera  ?





Chronique : Je voulais lire ce livre depuis très longtemps mais j'attendais le bon moment, quoi de mieux que de découvrir Les Stagiaires alors que je commence un stage dans l'édition moi aussi ?

Samantha Bailly a eu l'excellente idée de parler d'une situation bien connue dans le monde du travail de nos jours, elle réussit à donner l'impression d'être compris, de ne pas être seul(e) dans le monde du stage. Elle ne tombe pas dans la caricature car tout est représenté : le chef sympathique, le chef distant, le stagiaire complètement nul, le stagiaire qui veut bien faire, le stagiaire scandalisé d'être exploité, etc... J'ai aimé cette faculté à concilier toutes les personnalités sans jamais être manichéen, sans jamais tomber dans les clichés.

J'ai énormément apprécié les personnages, notamment Ophélie et Alix car je pense que je suis un peu un mélange des deux. Chaque lecteur trouvera un protagoniste auquel s'identifier et c'est sûrement la grande force de ce livre qui dépeint avec talent tous les sentiments que peut ressentir un stagiaire vis-à-vis de son travail, de son avenir, de sa famille...

De plus ce roman mêle émotion et humour avec un style vif, pétillant ! Il a su me faire penser par certains aspects à la trilogie de Pancol (Les yeux jaunes des crocodiles & co) mais en version jeune adulte. La romancière a aussi décidé d'alterner les points de vue entre deux personnages complètement différents afin d'englober de façon complète toute la période du stage : il y a Ophélie, la jeune Provinciale qui souhaite faire ses preuves et trouver un travail sur Paris malgré de grosses difficultés financières et il y a Arthur, un membre de l'élite parisienne, qui n'a jamais connu de soucis d'argent et qui a pour activité principale de faire la fête. Il y aussi d'autres stagiaires qui forment ensemble les pièces d'un puzzle, le portrait de toute une génération.

En définitive, j'ai vraiment adoré cette lecture et je vais m'empresser de lire la suite : À durée déterminée !


mardi 21 novembre 2017

L'Appel du néant - Maxime Chattam

Chronique de Scarlett 
Résumé : Tueur en série...
Traque infernale.
Médecine légale.
Services secrets.
... Terrorisme.
La victoire du Mal est-elle inéluctable  ?

Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.











Chronique :



« C’était tout ce qu’elle avait gagné. Pas une seconde de plus. Pas. Une . Seconde .De . Plus . Ludivine.»


Après nous avoir surpris ; et pour ma part délicieusement surprise avec Le coma des mortels, Maxime Chattam revient à un roman plus classique dans l’intrigue et l’histoire. On y retrouve des personnages côtoyés dans «  la conjuration primitive » et « la patience du diable » , ce dernier opus étant paru en 2014. J’ai pris le pari de ne pas relire celui-ci et de considérer « l’appel du néant » comme un livre indépendant, en imaginant qu’un lecteur qui ne connaît pas l’auteur aurait malgré tout le droit de commencer la découverte de l’auteur par ce roman. Et le pari est gagné, il est tout à fait possible de lire «  l’appel du néant » sans avoir lu les précédents, et le pari est d’autant plus gagné que c’est un très bon thriller.

L’histoire débute alors que Ludivine, lieutenant à la section de recherches de la gendarmerie de Paris ,se réveille dans un cagibi  sombre et glauque .Elle panique un peu, puis reprend son sang-froid, se recentre sur le pourquoi de cette situation, se remémore le début de cette histoire. Et l’aventure commence par un corps retrouvé mutilé sur des rails de chemin de fer avec une quantité non négligeable de drogue abandonnée à ses côtés, et l’enquête débute… 

On va rencontrer durant cette aventure, Ludivine, la trentaine, jolie blonde qui s’accepte enfin et s’ouvre à la vie, prête à embrasser les bons moments après  des expériences difficiles qui l’ont obligée à se blinder. Ludivine, avec sa fragilité, son immense professionnalisme et sa détermination sans faille.  Elle travaille avec des coéquipiers attachants comme Segnon un colosse marié à Laeticia , et Guilhem le geek, ainsi que Magali , Franck et Ben un autre groupe de la SR.
Il y a aussi Marc Tallec, trentenaire charismatique très impliqué dans la lutte contre le terrorisme, commissaire à la DGSI , qui ne laisse pas Ludivine indifférente.

Dans ce thriller, au-delà de l’intrigue on a des informations simples et concises sur ce qu’est le salafisme, sur les modes de recrutement dans les prisons, les cités. On en apprend un peu plus sur les méthodes d’investigation et de surveillance des forces de l’ordre dans les milieux du terrorisme et des djihadistes. On a un rappel du maillage complexe des divers services français. On parle de l’adaptabilité de ces différents services à la complexité de ce nouveau fléau, de comment ils doivent composer avec des terroristes prêts à mourir pour leur cause.

On a des sigles à n’en plus finir, spécialité presque comique de nos administrations auxquels les services de protection n ‘échappent pas. Heureusement  tout ceci est très bien expliqué et documenté par Maxime Chattam. Celui-ci nous parle aussi de l’état islamique, des chiites et des sunnites et de leur guerre fratricide, du hezbollah, de toutes ces mouvances dans une brulante actualité. Il nous parle aussi du mélange explosif d’un amour de Dieu qui se télescope avec la haine de l’autre.

Tour à tour dans le roman alternent l’enquête de Ludivine de son équipe et des services de renseignement, et l’incursion dans le monde de Djinn un personnage central du roman, mystérieux, parfois très dangereux parfois attendrissant et fragile. Et au milieu de cette aventure qui se lit à un rythme cadencé on entrevoit une petite lueur de romance qui fait chaud au cœur.

C’est toujours un plaisir de lire un livre de Maxime Chattam, après m’avoir scotchée avec l’excellent et original « le coma des mortels » ,il nous plonge dans un roman où tueur en série  et actualités brulantes du terrorisme se bousculent .Personnellement je n’ai aucun problème avec un livre qui colle à l’actualité si mon plaisir de lecteur reste intact ce qui est le cas , et la postface de l’auteur nous apporte quelques renseignements sur son état d’esprit lors de l ‘écriture du roman ce qui permet un contact plus personnel avec le lecteur , merci donc Monsieur Chattam pour ce moment de lecture.

« Le temps est la langue de Dieu dans le cosmos. Une parole infinie, hors de portée des hommes. Le souffle de la création. »



lundi 20 novembre 2017

Dernières nouvelles - Jim Harrison











Dernières nouvelles
de Jim Harrison
Traduit par Brise Matthieussent
Éditions Flammarion

Ce sont là les toutes dernières nouvelles écrites par Jim Harrison.
Avec Les Œufs, Jim Harrison se glisse dans la peau d’une femme isolée dans une ferme du Montana, pourtant bien résolue à avoir un enfant.
Le-Chien est la dernière aventure du célèbre Chien Brun, son héros favori qui se revendique de
Lire la suite sang-mêlé, force de la nature, hypersexuel, frondeur et insolent.

L’Affaire des Bouddhas hurleurs met en scène l’ancien inspecteur Sunderson. Fidèle à son personnage de vieux sage au goût immodéré pour la pêche, la chasse, l’alcool et les jolies femmes, Sunderson ne résiste pas aux avances d’une jeune fille un peu trop délurée. La fin tragique de son double littéraire sonne comme un adieu du maître au sommet de son art.

Jim Harrison
Jim Harrison est né en 1937 dans le Michigan, aux États-Unis. Il a écrit plus de vingt-cinq ouvrages, dont les célèbres Légendes d’automne, Dalva, La Route du retour, De Marquette à Veracruz et, plus récemment, Péchés capitaux (2015). Il est mort le 26 mars 2016 dans sa maison de Patagonia, en Arizona. Le Vieux Saltimbanque, sorti en août 2016, a rencontré un immense succès critique et public. En octobre 2017, Flammarion publiera Dernières nouvelles.

(Source Éditions Flammarion)

Grybouille

Le p’tit Duc vous le disait, lors de sa disparition en mars 2016 : «  Le grand sorcier des plaines ne peut pas partir sans un « Au revoir »… »
Alors voilà, le grand horloger devant ce Maitre de l’écriture a eu la bienveillance de lui laisser nous faire parvenir trois nouvelles, les dernières ?
Et pourtant dans ses écrits, Jim Harrison a souvent flirté avec des thèmes qui ont dû faire dresser les cheveux sur la tête des anges du paradis… Et si c’était que ses écrits…

« Dernières nouvelles »,

En ouverture évacuons la question du style qui est à fondre de plaisir pendant la lecture des trois nouvelles. Tendre avec ses personnages, l’humour avec ses lecteurs, un grand amoureux de la Vie…
Voilà ça c’est fait…

Première nouvelle « Les œufs »,

Catherine, son père est américain banquier de métier, il rencontre Alicia en Angleterre, la courtise et lui fait miroiter une vie à la ferme dans le Montana. Une vie dont elle rêve.
À l’arrivée la ferme existe bien mais elle appartient à ses parents et Alicia doit se contenter d’une vie dans une petite commune rurale.
De cette union deux enfants naissent, Robert et Catherine.
L’alcoolisme des parents, un séjour à Londres chez les grands-parents anglais pendant la seconde guerre mondiale, le retour en Amérique, la séparation des parents, la fugue de Robert vers Los Angeles où il s’adonne à la drogue pour ne plus jamais revenir, Catherine  qui découvre la vie à la ferme avec ses grands-parents.

Les poulets, le coq, le chien « Hud », les rencontres, tout sonne juste, jusqu’à la volonté à l’âge adulte de devenir une mère, donner la vie…

Quelques passages,
« Un homme te racontera mille mensonges pour mettre la main dans ta culotte. » dit Gert, l’employée de maison à Catherine qui pense de suite « Qui ferait-il ? »
« Elle adorait les évangiles… à la ferme elle priait pour le poulailler. » Catherine
Le chien HUD « Ma place est ici. »
Tim l’ancien combattant anglais « La guerre l’a tué à retardement. »
Jerry, son beau-père « …car les riches adorent soupçonner qu’on les gruge. »
Clyde, employé à la ferme « …semblait aussi nerveux que n’importe quel homme pauvre entendant parler d’un boulot. »
Alicia, la mère de Catherine « Je regrette de n’être pas là pour t’aider. »


Seconde nouvelle « Le Chien »,

 C.B « Chien Brun », sang-mêlé, tiraillé entre une vie en liberté et un rôle de père de famille, à 54 ans un premier boulot fixe de contrôleur d’animaux…

Nous retrouvons C.B embringué dans une histoire sentimentale avec Gretchen, sa bien aimée avec qui il a eu une petite fille Susie âgée maintenant d’un an. Un seul souci, il n’est que l’étalon reproducteur car Gretchen est lesbienne et file le parfait amour avec Cheryl, une championne de triathlon.
Un boulot qui ne le rend pas heureux, lui qui aime les chiens, il doit parfois les euthanasier…
Un ami qui se blesse en  motoneige, Rollo, et qui doit passer sa convalescence dans sa famille.
Il n’en faut pas plus à notre héros pour partir loin de ses ennuis vers une nouvelle quête avec la pêche pour réconfort…

Quelques passages,
Confronté aux ennuis « Qu’un sourire soit ton parapluie. »
Rollo « …les serpents en veulent à tout le monde, sauf à leur maitre. »
Delmore, l’oncle de C.B, les films, pour lui, sont une expression de la vérité divine.
Long Rita, la sœur de Rollo, 30 ans, une envie : avoir un enfant.
C.B en parlant de Bruno, un des chiens sauvés, « Putain, voilà bien le plus insupportable clébard que Dieu ait jamais créé. »

Troisième nouvelle « L’affaire des Bouddhas hurleurs »,

Sunderson, 66 ans, ancien inspecteur de police devenu enquêteur privé est « embauché » par son ennemi intime qui est aussi le nabab du coin pour enquêter sur une de ses filles, étudiante, qui est rentrée dans une secte…

En parallèle, il s’agit de l’histoire d’un homme qui n’a aucun contrôle sur ses pulsions sexuelles. Et pour planter le décor « …au chapitre du sexe presque tous les hommes se comportaient comme des crétins… »
Celles par qui la tentation arrive ou est arrivée : Delphine, Barbara, Monica, Diane, Mona…
Une pause ? La pêche.

L’enquête va mener Senderson dans un groupe bouddhiste « Le cercle du ciel et de l’enfer » piloté par un certain « Foudre céleste », tout un poème…

Quelques passages,
Sunderson, « C’est dans la nature des hommes. » et pour le qualifier « Un vieux gamin qui n’en faisait qu’à sa tête. »
Mona, vile tentatrice, « J’ai pas besoin d’un père… »
Barbara, 15 ans, « Je ne peux pas comprendre que tu puisses me plaquer alors que je t’aime. »
Ziegler, le père Nabab, « Mais c’est ma fille, putain ! Je ne peux pas l’abandonner à un salaud de hippie californien. »


Je souhaite de tout cœur vous avoir donné envie de lire ce recueil de trois nouvelles, car elles méritent largement votre attention par la qualité de l’écriture et les thèmes qui y sont abordés avec simplicité et  générosité.

@ Bientôt chers (es) Tous,















dimanche 19 novembre 2017

Card Captor Sakura Clear Card Arc [Tome 1]

Lu en : V.F.
Traduction : Fédoua Lamodière
Résumé :Au mois d’avril, alors que les cerisiers sont en pleine  oraison, Sakura entame son année de cinquième. Elle est folle de joie de retrouver son cher Shaolan, revenu au Japon, qui fréquente le même collège qu’elle. Mais une nuit, elle fait un rêve étrange… À son réveil, toutes ses cartes sont devenues transparentes ! C’est le début d’une histoire inédite, celle des mystérieuses Clear Cards !


Attention aux spoilers sur la première série en 12 volumes (Card Captor Sakura)








Chronique : C'est avec beaucoup d'émotion que je chronique mon premier manga sur le blog. C'est un genre que j'aime énormément (je lis notamment One Piece, Le maître des livres, les sagas CLAMP), et je trouve que le fait de commencer à chroniquer ce genre  avec la suite (tant attendue) de mon tout premier manga est important.

Card Captor Sakura représente une grande partie de mon enfance. Ce sont des heures à regarder l'animé avec enthousiasme, des heures à relire la série en 12 volumes, à contempler les dessins magnifiques de CLAMP, à m'imaginer dans la peau de Sakura, dans ses costumes, à vivre de merveilleuses aventures. C'est un manga à la fois très mature mais aussi très optimiste, un manga qui a marqué une génération entière et dont le retour était très attendu !

Dans ce premier volume de la nouvelle série nous retrouvons Sakura et ses amis à la toute fin du 12ème tome : Shaolin (ou Lionel si vous avez regardé uniquement l'animé - et il faut savoir que la fin manga/animé n'est pas la même) est de retour après des mois d'absence, les personnages ont grandi, ils entrent au Collège et voilà que les cartes de Sakura commencent à devenir transparentes, les rêves prémonitoires ressurgissent dans la vie de la chasseuse de cartes. Une nouvelle aventure commence !

Je suis tellement heureuse de retrouver tous ces personnages : Sakura est une héroïne adorable, courageuse et tellement optimiste que cela ne peut que nous donner de l'opiniâtreté au quotidien; Shaolin est toujours aussi protecteur et réfléchi de même que Tomoyo. Et bien sûr il y a Kero et sa gourmandise légendaire !

Ce premier tome nous introduit dans ces nouvelles péripéties, il est vrai que j'aurais aimé qu'il soit un peu plus long car il se lit très rapidement mais j'ai tout de suite retrouvé cette passion pour cette série de mangas, pour ses protagonistes et j'ai hâte de lire la suite !

En définitive, je vous conseille vraiment de découvrir Card Captor Sakura, un manga culte !