jeudi 27 avril 2017

Mini Pause du blog jusqu'au 5 mai [Examens universitaires]


Le blog se met en pause quelques jours en attendant la fin d'une période d'examens : nous vous donnons rendez-vous le 5 mai avec de nouveaux conseils littéraires ! 

En attendant je vous recommande cette future sortie en poche d'un de mes gros coups de coeur (L'Histoire épatante de Mr Fikry) qui change de titre chez Pocket ! Il sort le 4 mai :)



mardi 25 avril 2017

Du feu de l'enfer - Sire Cédric

Chronique de : Penny Dreadful
Résumé :Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang.

Je remercie les éditions Presses de la cité pour cette lecture !








Chronique : Du feu de l’enfer de Sire Cédric est un bijou dans le monde du thriller. C’est bien simple, c’est le genre de roman qui vous prend par surprise, et que vous ne parvenez plus à reposer sans connaître le fin mot de l’histoire. 

Tout est étudié à la perfection pour que l’intrigue coule de source et que les événements se déroulent tout en fluidité, mais avec une tension nerveuse qui vous maintient harponné aux pages.  J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que les chapitres soient courts, cela renforce le sentiment d’un rythme toujours soutenu, un peu comme si l’on était dans un film et que les scènes se déroulaient sous nos yeux. C’est d’autant plus immersif et donc jouissif pour le lecteur.

Les personnages, quant à eux, semblent tellement vrais et humains, qu’il en devient très facile de s’y attacher, que ce soit en les aimant, en les détestant, ou bien même en les méprisant. Les principaux comme les secondaires sont étudiés de telle façon qu’ils ont tous leur importance.  Manon, notre héroïne a été un coup de cœur pour moi, que ce soit dans ses failles ou ses forces, et en particulier la relation compliquée qu’elle entretient tant bien que mal avec son frère. 

Vous l’aurez compris, Du feu de l’enfer a été un coup de cœur pour moi. Ce roman se termine de telle manière qu’un seul tome suffit, mais je ne peux m’empêcher d’espérer pouvoir retrouver Manon dans un autre décor, puisque l’ouverture est possible…

Foncez, les feux de l’enfer sauront vous envouter ! 



dimanche 23 avril 2017

Ce qui gît dans ses entrailles - Jennifer Haigh


Lu en : V.F.
Traduction : Janique Jouin-de-Laurens
Résumé : La petite ville de Bakerton, en Pennsylvanie, s’est assoupie depuis la fermeture de ses mines de charbon. Mais l’équilibre tranquille de cette communauté bascule lorsqu’un grand groupe industriel propose aux fermiers de louer leurs terres pour en extraire un trésor enfoui : le gaz de schiste. Certains s’empressent de signer les contrats d’exploitation avant même de les avoir lus, d’autres choisissent de préserver leur propriété. Arrivent des ouvriers venus du Texas et un militant écologiste prêt à en découdre. Les habitants de Bakerton vont apprendre ce qu’il en coûte de se trouver au cœur de cette nouvelle ruée vers l’or.

Je remercie les éditions Gallmeister pour cette lecture !






Chronique : Ce qui gît dans ses entrailles a été un coup de cœur surprenant, une véritable découverte : un roman qui résonne avec l'actualité contemporaine.

Jennifer Haigh maîtrise parfaitement la construction de son roman et livre une narration maîtrisée en jonglant aisément entre les époques et les protagonistes. Tous ont un lien : celui d'être en contact avec la controverse inhérente au gaz de schiste. Si au départ j'ai eu peur d'être face à un roman sur l'écologie classique, la romancière a su m'étonner avec une histoire passionnante.

En effet, ce roman se lit comme un polar car le lecteur souhaite absolument savoir ce qui va advenir de chaque personnage, souhaite savoir leur passé, leurs pensées et leurs choix. Aucun être qui compose ce récit n'est une caricature : l'écologiste n'est pas le grand héros de l'intrigue, les employés du forage ne sont pas des êtres mauvais, les habitants qui subissent volontairement ou non l'installation des groupes industriels ne sont pas tous des victimes. Tout est beaucoup plus complexe, tout est beaucoup plus humain même si à l'origine c'est l'argent qui contrôle tout ce système.

C'est ainsi que la soif de pouvoir et de fortune amène chacun à remettre en cause ses valeurs... J'ai adoré certains protagonistes comme Jessie/Pasteur Jess ou Mack, d'autres étaient plus antipathiques comme Shelby. Mais aucun ne vous laissera indifférent car ils ont tous une personnalité particulière et des aspirations uniques.

J'ai dévoré ce livre aussi parce qu'il était extrêmement bien écrit (et traduit par Janique Jouin-de-Laurens) : c'est une écriture d'une grande fluidité, d'une profonde humanité. Ce roman traite de thématiques essentielles pour nous, ici et maintenant. Sans plonger dans la facilité, Jennifer Haigh entraîne le lecteur à se questionner et à aller plus loin, elle ne juge pas, elle présente des faits fictifs mais qui ont l'air terriblement proche de la réalité, elle nous les présente et c'est à nous, lecteurs, de réfléchir, d'agir à notre tour.

En définitive, un coup de cœur pour un roman extrêmement intelligent et émouvant.


vendredi 21 avril 2017

A la découverte de la collection Cadre Noir [Seuil] !



A la découverte de la collection Cadre Noir chez les éditions du Seuil !


Dès que j'ai appris la création de cette collection j'ai su immédiatement qu'elle allait me plaire notamment en voyant les premiers auteurs publiés : William Gay et Clayton Lindemuth, deux auteurs américains que j'adore.
Je chroniquerai d'autres sorties dans cette collection mais je souhaitais vous la faire découvrir au travers de ces deux écrivains incontournables.


Petite sœur la mort - William Gay

Traduction : Jean-Paul Gratias
Résumé : En 1982, David Binder, jeune auteur que son éditeur a convaincu d’écrire un roman de genre, s’installe avec sa femme – enceinte et réticente – et leur petite fille dans l’ancienne maison d’une famille de planteurs, à Beale Station, Tennessee. La demeure n’a pas bonne réputation : un fantôme cruel et facétieux en a tourmenté les occupants au début du XIXe siècle, persécutant plus particulièrement la jeune Virginia. Sur la propriété, la pierre tombale de Jacob Beale est éloquente : « 1785-1844. Torturé par un esprit. » Il semblerait que le fantôme ait été une dame, et qu’elle rôde encore dans les murs. Or David s’est laissé envoûter par le lieu… La vie quotidienne, et conjugale, des Binder va s’en ressentir, jusqu’au drame.






Chronique : J'avais lu et adoré La Mort au crépuscule et La Demeure éternelle, j'avais donc hâte de dévorer ce nouveau livre !

Ce roman est assez différent des deux autres, si les précédents sont dans la veine du roman noir, ici il s'agit plus d'une histoire gothique, d'un roman d'horreur. Ne soyez pas effrayé : William Gay maîtrise parfaitement ce style et réussit même à nous surprendre avec ce récit. J'ai été captivée dès les premières lignes et ce notamment parce que l'auteur décide de remonter dans le temps et de nous raconter un événement qui se déroule au XVIIIème siècle pour progresser vers la fin du XXème. Le lecteur se demande dès lors : quel est le lien entre ces différents moments ? Le suspens est déjà là : le lecteur est pris au piège.

David Binder est un jeune auteur qui n'a plus l'inspiration et décide dès lors d'écrire un roman fantastique sur l'histoire vraie d'un fantôme... C'est un récit noir, qui doit se lire absolument la nuit pour s'imprégner de l'atmosphère, des odeurs, des lieux, des phénomènes surnaturels. Il y a du Stephen King et du Henry James dans ce roman. Tout est parfaitement en place pour vous faire sursauter au moindre bruit.

Tout en dépeignant une histoire sombre, l'auteur réussit aussi à y apporter cette étincelle propre aux grands classiques. Un style épuré, accrocheur où les dialogues sont intégrés aux descriptions sans aucune séparation. C'est un livre qui se lit d'une seule traite !

En définitive, Cadre Noir frappe fort avec ce livre !



En mémoire de Fred - Clayton Lindemuth

Traduction : Patrice Carrer
Résumé :Baer Creighton est un cul-terreux fruste et macho obsédé par le Bien et le Mal. Depuis que, gamin, son grand frère Larry a essayé de l’électrocuter, il reçoit une décharge chaque fois que quelqu’un lui ment. Ou alors il voit une lueur rouge dans les yeux du menteur. Un don fort utile, mais est-ce suffisant maintenant qu’il faut venger Fred ? Le pitbull, son seul ami dans les bois de Caroline du Nord où il vit pas très loin des personnages de Ron Rash, a été kidnappé. On le lui a rendu en piteux état, victime d’un des impitoyables combats de chiens clandestins qu’organise l’abominable Joe Stipe, le caïd de la région. Quand il ne soigne pas Fred devenu quasi aveugle, Baer distille une gnôle si sublime que tout le monde lui en achète, le shérif compris. Ça lui donne du courage pour mûrir son plan. Non qu’il en manque, mais, en face, l’ennemi surarmé est en nombre et la lutte semble inégale. « Œil pour œil, dent pour dent », tel est le code de l’honneur hérité des pionniers. Baer l’appliquera jusqu’au bout. Voire plus loin.



Chronique : Une contrée paisible et froide avait été une très belle découverte, j'étais donc très impatiente de lire le nouveau roman de Clayton Lindemuth !

L'auteur reste dans son domaine de prédilection du country noir américain en y ajoutant une petite touche de surnaturel avec le don précieux de son antihéros. Ce roman a pour thématique centrale la vengeance, il est plus frappant que son roman précédent, plus sombre, plus noir, plus dur. Si pour certains aspects j'ai préféré le premier livre, celui-ci a de sérieux atouts qui démontrent encore une fois tout le talent de cet auteur.

Il réussit ainsi à brosser le cadre social des coins reculés américains, point essentiel du country noir et qui donne une puissance humaine au récit. Il réussit aussi à décrire une histoire qui devient progressivement fascinante du fait de son personnage central : un être rustre mais néanmoins attachant. Un être qui va aller au-delà de toutes les conventions, des mœurs et ce pour respecter la loi du talion.

Avec des dialogues vifs et acérés, des descriptions réalistes et exacerbés, des rebondissements forts et puissants, En mémoire de Fred est un excellent roman qui démontre la faculté de l'auteur à allier un style efficace et un récit prenant. Je vous conseille donc de vous procurer son premier en poche et d'y ajouter ce second : de quoi bien se régaler avec les beaux jours qui arrivent.

En définitive, encore une fois jackpot pour Cadre Noir, cette collection signe des débuts très prometteurs et excellents ! 



jeudi 20 avril 2017

Long Island - Christopher Bollen

Lu en : V.F.
Traduction : Nathalie Peronny
Résumé : Orient, petite bourgade idyllique à la pointe de Long Island, est un lieu sublime à la nature sauvage. L’été, au grand dam des locaux, elle est néanmoins envahie de New-Yorkais fortunés. Paul, un architecte quinquagénaire propriétaire d’une immense villa, vient y passer ses vacances accompagné de Mills, un jeune fugueur pour qui il s’est pris d’affection. C’est alors que de sombres événements viennent chahuter la sérénité d’Orient : le corps d’un résident est retrouvé dans la baie, puis un mystérieux incendie fait des ravages… Dans ce huis clos inquiétant où la psychose se propage, tous les regards se braquent aussitôt sur le seul « outsider » : Mills. Beth, une autochtone de retour de Manhattan après y avoir échoué en tant qu’artiste, va tenter de découvrir la vérité avant que les habitants ne fassent du jeune intrus le coupable idéal.




Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour cette lecture !


Chronique : Long Island est le deuxième roman de Christopher Bollen : une vraie réussite !

Autant j'avais apprécié sans plus Manhattan People, autant j'ai tout de suite adoré Long Island. La comparaison faite par Philipp Meyer entre ce livre et Gatsby le Magnifique est assez judicieuse à mes yeux notamment du fait des thématiques abordées dans cette lecture : les préjugés, les classes sociales, les communautés retranchées dans leur quotidien, leurs mœurs et leur petite ville. Tout était fait pour qu'un drame arrive et qu'un coupable soit désigné d'office : le jeune délinquant Mills.

Il s'agit d'un roman fleuve, un roman qu'il faut savourer mais qui défile assez vite et de manière très agréable. J'ai trouvé l'écriture de Bollen beaucoup plus addictive, véritablement attractive tout en restant travaillée. Si l'auteur reste sur des sujets assez communs avec son premier roman, j'ai trouvé l'histoire beaucoup plus intéressante, passionnante et ce d'autant plus avec ce côté policier qui progresse au fil des pages.

Certains personnages sont nécessairement des clichés mais cela est essentiel dans la construction narrative, d'autres protagonistes sont beaucoup plus charismatiques dont notamment Mills pour lequel j'ai rapidement ressenti une vraie empathie. C'est un roman vraiment captivant, un beau pavé à amener avec soi pour les vacances d'été (notamment).

En définitive, j'ai beaucoup aimé ce livre et je sens que Christopher Bollen prend véritablement son envol pour rejoindre les auteurs américains incontournables.



mercredi 19 avril 2017

Transférés - Kate Blair

Lu en : V.F.
Traduction : Alexandra Maillard
Résumé :Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d’une société qui touche à la perfection. C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À 16 ans, elle est la fille chérie d’un politique qui se voit déjà Premier ministre d’Angleterre. Atteinte d’un simple rhume, au plus grand dégoût de son entourage, elle doit subir son premier transfert. Mais à l’hôpital, Talia sauve une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vit seule avec son grand frère, Galien, dans les ghettos. Grâce à Galien, Talia découvre l’envers du décor et l’horreur d’un système où seuls les plus riches ont le droit à la santé. Pour changer une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais, Talia devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et combattre tout ce en quoi elle a toujours cru… y compris son propre père.



Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette lecture !


Chronique : Avec Transférés, je découvre l'univers de Kate Blair : verdict ?

J'ai été une des premières grandes fans de la trilogie Hunger Games, la découverte du genre de la dystopie a été une vraie révélation pour moi. Je me suis ensuite empressée de lire les classiques du genre (1984, Le Meilleur des mondes...) et les nouveautés (Divergente, L'Elite...), dès lors au fur et à mesure je suis devenue de plus en plus exigeante. Transférés est un roman efficace, court et parfois même percutant mais il ne renouvelle pas le genre.

L'idée d'origine est très intéressante et permet de nous questionner sur la limite pénale. Ainsi les criminels se voient transférer les maladies permettant par la même l'éradication de ce fléau tout en les punissant de leurs crimes. Chaque dystopie comporte sa morale, sa réflexion, ici Kate Blair décide de mettre en avant les controverses inhérentes à la loi, à la santé, aux castes sociales.

Pour ma part j'ai bien aimé le récit mais j'ai trouvé qu'il était assez léger. Moins de 300 pages c'est assez peu au final pour réussir à mettre en place l'intrigue, les protagonistes, l'univers. De surcroît si vous cherchez de l'innovation, Transférés reste dans les stéréotypes préétablis et n'apporte pas sa pierre à l'édifice.

En définitive, une dystopie efficace sans être inoubliable.


Je suis ton soleil - Marie Pavlenko



Lu en : V.F.
Résumé :Alors qu'elle entre en terminale, rien ne se passe comme le voudrait Déborah : son chien lui dévore toutes ses chaussures, sa mère se fane et elle surprend son père en train d'embrasser une inconnue. Heureusement elle peut compter sur ses amis.

Je remercie les éditions Flammarion Jeunesse pour cette lecture !











Chronique : Je suis ton soleil est un roman jeunesse qui va illuminer votre vie le temps de sa lecture !

Marie Pavlenko a écrit un roman émouvant, touchant, sincère, plein d'humanité. C'est à la fois une histoire simple qui rappelle de nombreux romans du genre mais elle a su apporter sa pierre à l'édifice avec des personnages attachants. Pour Déborah, l'héroïne, cette année de terminale est capitale car il s'agit de l'année du bac, du choix pour l'avenir et ce alors que sa famille semble traverser une crise.

J'ai tout de suite adoré Déborah du fait de sa maturité, de son humour et de sa fraîcheur. C'est une héroïne parfaite pour ce genre littéraire car n'importe quel adolescent ou jeune adulte peut s'identifier à elle, à ses questionnements, ses peurs et ses réflexions intimes. L'auteure réussit véritablement à dépeindre cette période si difficile de l'existence en mélangeant harmonieusement les moments de rire et de larmes.

J'ai aimé la construction de ce roman avec des titres de chapitres extrêmement drôles et originaux, c'est un roman qui ne cherche pas à être grandiloquent mais toujours à être sincère et vrai. J'ai eu l'impression d'être l'amie de cette jeune adolescente et je ne voulais absolument pas la quitter. C'est un roman à mettre entre toutes les mains : un moment de lumière et de joie !

En définitive, Je suis ton soleil saura vous apporter sourire et bonheur pour bien préparer un été ensoleillé !